Parlez-en à votre cheval...
Blut aus Nord - 777 - The Desanctification

black metal - Debemur Morti - 2011 - voir également

Les premières secondes du disque m’ont fait croire que Blut Aus Nord s’était enfin décidé à explorer plus avant l’hypothèse dub qu’il avait osé formuler le temps d’un EP intéressant mais plutôt anecdotique, juste avant le parpaing que fut MoRT, album plus connu sous le nom de « celui-qui-en-forca-plus-d’un-à-admettre-que-le-black-metal-pouvait-être-de-la-musique »… Mais je m’égare. En fin de compte, non, The Desanctification est une simple démonstration de platitude à la Blut Aus Nord, enfilement de riffs nauséeux connus et reconnus depuis The Mystical Beast of Rebellion. Rien de nouveau si ce n’est la pochette la plus bleue que l’on ait vu depuis euh… Nevermind ? Bref, c’est pas que ce soit mauvais, mais disons qu’on n’est pas emballé outre mesure et que l’on s’emmerde même un chouïa, et ce dès le premier morceau.

Je n’insisterai donc pas, il y a bien assez de trucs géniaux chez Blut Aus Nord pour ne pas ennuyer le curieux avec ce second couteau parmi une discographie extrêmement solide. On espère vivement que le troisième volet de la trilogie 777 saura se montrer un poil moins chiant, voire, qui sait, qu’il viendra donner du sens à cet Empire contre-attaque frustrant.


C.W. Stoneking à Antigel le 8 février

Bon, permettez-moi de me foutre de Cat Power et de Katerine, et de saluer comme il se doit la venue providentielle de C.W. Stoneking, infréquentable songwriter colonial de la meilleure barrique. Rien à voir avec le cri de l’éléphant ceci dit, si ce n’est peut-être une lointaine parenté avec un Tom Waits caraïbe, aussi blanc dehors que Johnny Clegg et noir à l’intérieur que Mama Rosin, tu vois c’que j’veux dire. Toujours est-il que ce cartoonesque anachroniste, nous fera l’honneur, lors du Festival Antigel, d’établir ses quartiers de marin d’eau douce à la salle communale de Meinier le mercredi 8 février.

Son album Jungle Blues est par ailleurs un concentré d’impérialisme ironique (?) qui figurait en bonne place des tops 2010 de la rédaction, resté à quai par manque d’inspiration (et de sens des priorités évidemment). Ça arrive, mais il n’est jamais trop tard.

On notera également à Antigel la présence de Chapelier Fou, le 5 février, à propos duquel je ne taris jamais d’éloge, malgré son côté parfois un peu… mmm… surranné, dirons-nous. Bref, on pourra dire du bien d’Antigel même si on n’aime pas The Dø (entre autres). Ça se passe du côté de Genève, donc.

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Allez, Joyeux Noël, bande de veaux.

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Un des meilleurs compromis trouvés entre Rachel’s et Neurosis (euuuuuh). Sophistiqué, pompier, tendu, joli et brutal là où il faut, I like terriblement.

2011, c’était une année à chanteuses, finalement…

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“Putain c’est déjà quoi ce morceau?”. Ah ouais, ouais, c’est Other Lives, j’oublie toujours… Putain ce que c’est bien… Difficile de prédire leur avenir à moyen terme, car les attentes sont grandes, mais si vous cherchez le morceau qui vous descend le long de l’échine comme si vous le connaissiez depuis quinze ans, c’est lui.

Et ça jouera au Romandie bientôt, le 26 mars 2012.